Madame ou peut-être même monsieur,
La Noël approche, et vous avez décidé d’offrir à votre homme un flacon de parfum.
Seulement voilà, affaibli(e) par les vapeurs d’essences dégagées par votre Sephora de quartier, vous vous écroulez sur son parvis avant même de l’avoir franchi. Ce n’est que quelques heures plus tard, dans les bras d’un brancardier pas trop mal fichu ma fois, qu’il faut vous rendre à cette évidence : vous achèterez ce flacon sur l’internet.
Mais comment choisir alors ? Comment savoir quelle fragrance sublimera le musc bestial émanant du torse de votre mâle lors de vos trop rares mais toujours grisantes étreintes ?
Sur l’air d’une réclame pour une marque de produits alimentaires à base de découpes de poissons recouverts d’une panure constituée d’huile, de blé, de colorant jaune et d’arôme goût pain, entonnez avec moi : Heu-reu-se-ment, il y a la pub !
Nous ne formions plus qu’un, être hybride fait de chair et de circuits informatiques totalement dévoué à créer l’ultime illustration. Celle qui vous ravirait TOI, lecteur légitimement exigeant, et TOI aussi, mon compte en banque légitimement intransigeant.
Nous ne formions plus qu’un, mon Asus portable tout neuf et moi, et c’est alors qu’elle choisit de se présenter à nous, la tache. Une tache orangée de la taille d’une pièce d’une euro, pas tout à fait en plein milieu de mon écran. Ma culpabilité naturelle trouva instinctivement en moi le coupable idéal : avais-je malencontreusement dessiné moi-même cette tache en égarant ma souris ? Non ! Continue reading
Oh dis donc, j’en ai une bien bonne à vous raconter.
Elle se passe en Allemagne. Au début du mois d’avril, la police munichoise reçoit un appel de détresse. Au bout du fil, une personne les informe qu’elle s’est réfugiée sur un balcon pour les appeler. Elle a peur. Séquestrée depuis cinq heures, elle est contrainte d’avoir de multiples rapports sexuels… huit au total ! Elle supplie de l’aider et dit qu’on veut la tuer “avec le sexe”.
Mon sens de l’humour est resté dans la ligne C3, reliant ma ville de Vaulx-en-Velin au centre de Lyon. Il faut dire que mes co-passagers tiraient particulièrement la gueule. Le fait qu’ils étaient, pour la plupart et comme mon père, basanés d’apparence, y est certainement pour beaucoup. Nous voir ainsi nous rendre au travail me semblait déplacé.
En fait, tout me semble déplacé.
Bizarrement, mon cerveau a choisi d’illustrer ce sentiment par une scène, aperçue hier soir parmi tant d’autres sur France 2 : des militants FN, heureux, dansant gauchement sur un air des Rita Mitsouko !